On conçoit bien qu'une articulation mal formée soit à
l'origine de douleur et de boiterie. Dans la dysplasie de la hanche ceci
n'est cependant pas du tout évident dans la pratique.
En effet, on constate souvent que la douleur ou
la boiterie ne sont pas toujours proportionnelles à l'importance
des lésions. Certains chiens, avec des hanches très dysplasiques,
ne manifestent aucun symptôme et d'autres avec des lésions
très légères sont très handicapés.
Chez le jeune chien, on constate une démarche chaloupée, dandinante sur les postérieurs, parfois des boiteries à la suite de saut ou d'effort plus intenses. L'animal s'assied et se couche le plus souvent sur le côté, rarement en sphinx. Après 6 mois des boiteries plus fortes et plus fréquentes peuvent apparaître sur un ou les deux membres. La dysplasie est le plus souvent bilatérale (jusqu'à 90% pour certains auteurs).
Ces troubles locomoteurs peuvent disparaître après quelques mois et ne réapparaître que tardivement avec le développement de phénomènes arthrosiques (compilations systématiques sur toute arti culation qui ne travaille pas normalement). Là encore, certains chiens semblent bien supporter des lésions dysplasiques et arthrosiques graves. De nombreux vétérinaires ont certainement été surpris de découvrir des lésions graves de dysplasie avec forte coxarthrose chez des chiens âgés radiographiés pour d'autres raisons alors que les propriétaires confirment l'absence de boiterie pendant toute la vie de leur chien.
Il faut reconnaître que la traduction clinique des lésions de dysplasie est difficle à prévoir.
Tous les chiens de grande taille sont touchés par cette affection à l'exception du lévrier Greyhound. Il ne semble pas y avoir d'incidence du sexe chez le chien.