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ESSAI D'ERADICATION

a/ Etiologie

Origine de la dysplasie de la hanche

* L'origine de cette malformation n'est pas évidente, mais actuellement tous ceux qui ont étudié sérieusement cette affection s'accordent  sur le fait qu'il s'agit d'une affection héréditaire. Le mode de transmission est cependant Gregor Mendel  1822-1884
complexe; il s'agit d'une hérédité polygénique ou polyfactiorelle c'est à dire à plusieurs gènes avec une transmission beaucoup plus compliquée que celle des lois de MENDEL. De nombreux animaux peuvent être porteurs du caractère sur leurs gènes sans avoir des hanches dysplasiques, ce qui explique que vous pouvez avoir des parents et grands-parents indemnes de dysplasie qui mettent au monde des chiots dysplasiques. Ceci explique, bien entendu, la complexité des problèmes de prévention. Il est impossible de prédire, avec certitude, quel sera le résultat exact d'un croisement entre deux individus donnés. Pour mettre le maximum de chance de son côté il faut tenir compte des ascendants, sur plusieurs générations, des collatéraux et des descendants.

Gregor Mendel est aujourd’hui reconnu comme le père fondateur de la génétique... clic...

* Aucun signe de dysplasie.Mis à part ces facteurs génétiques complexes, de nombreux auteurs se sont posés la question de l'intervention éventuelle de facteurs extérieurs. Ces facteurs ne peuvent pas induire une dysplasie sur un animal génétiquement sain, mais seraient par contre des facteurs aggravants. L'alimentation, par exemple, pourrait être mise en cause. Les animaux suralimentés et anormalement complémentés en vitamines et minéraux, qui vont grandir plus vite et trop lourds, auraient plus de risques de développer une dysplasie.

Le faible développemen t des muscles fessiers a été également mis en cause mais ceci n'a pu être confirmé.

L'excès d'exercices pendant la croissance est certainement un facteur également défavorable.

Certains auteurs ont démontré l'action néfaste de l'administration d'hormones pendant la croissance mais tous ne sont pas d'accord.

Tous ces facteurs n'agissent bien entendu que si le chien est génétiquement prédisposé.

* Pour RISER: "La displasie est une affection héréditaire mais non congénitale, c'est-à-dire que le chiot naît avec une hanche saine  même s'il a des gènes porteurs de dysplasie".

b/ Prévention

Politique d'éradication des clubs de race

* La prévention est actuellement mise en place dans de nombreuses races et c'est le club de race qui décide de la politique qu'il va suivre. C'est lui qui nomme l'expert ou lecteur unique qui va étudier et classer toutes les radios à contrôler.

Ces clubs vont donc exiger un certain stade radiographique pour que les reproducteurs puissent acquérir un label de qualité complémentaire aux critères d'éthique et de standard. Le niveau d'admission pour classer un chien A (admis) varie suivant les races. En général, les races les moins touchées ont des critères plus sévères.Dysplasie prononcée.

L'âge minimum admis pour établir ce diagnostic est de  1 an pour la majorité des races et 18 mois pour les races géantes (Bullmastiff, Dogue de Bordeaux, Dogue Allemand, Léonberg, Mastiff, Mâtin des Naples, Terre Ne uve, Montagne des Pyrénées, St Bernard).

- le vétérinaire doit attester qu'il a bien contrôlé le numéro d'identification du chien

- les chiens sont obligatoirement tatoués et le numéro de tatouage est reporté sur le film radiographique

- le cliché radiographique (de bonne qualité et de symétrie parfaite) est adressé à l'expert de la race.

Tout ceci a pour but d'éliminer de la reproduction les animaux atteints de dysplasie (radiologique).Sachant que certains chiens porteurs de cette tare sur leurs gènes peuvent être cliniquement et radiologiquement sains, il faudrait pour bien faire, connaître l'état radiographique des hanches des parents, grands-parents, frères et soeurs et descendants, ce qui devient très complexe.

Dans les races très touchées, il est cependant très difficile d'être draconien et d'éliminer systématiquement même des lésions légères sous peine d'éliminer les caractères recherchés du standard de la race.

Un e éradication total e semble bien impossible mais une élimination progressive, pouvant être de plus en plus sévère au fil des ans devrait faire régresser cette affection.

c/ Résultats de ces essais d'éradication

Les chiffres publiés, à partir des lectures de clichés dans les races contrôlées, ne reflètent pas exactement l'état du cheptel canin. En effet, la plupart des clichés de chiens nettement dysplasiques ne sont pas adressés aux clubs et de très nombreux chiens ne sont jamais contrôlés .

Dysplasie extrême.L'agrément du lecteur officiel est laissé au libre choix du club de race, sans qu'il soit exigé une compétence particulière. Certains lecteurs, jugés trop sévères par certains clubs, peuvent même être révoqués.

Faisant abstraction de ces différents faits, il faut malgré tout constater que les résultats sont plutôt positifs mais que l'on a l'impression de progresser trop difficilement pour ne pas dire stagner. C'est alors que certains auteurs se sont posés la question de la fiabilité du protocole ac tuel. Ce protocole reflète-t-il réellement l'état de laxité de l'articulation et ne fait-on pas quelques diagnostics négatifs par défaut? D'autres procédés ont été essayés en prenant les radiographie en adduction forcée, ce qui permettrait d'éliminer ces erreurs par défaut (faux négatifs pouvant aller jusqu'à 20%); c'est la méthode du PennHip utilisée par les américains.

Les races les plus touchées seraient les Terres Neuves, les Bergers Picards, les Setters Gordon, les Bergers Allemands. Dans certaines races, on compte 40% et plus de chiens dysplasiques. La dysplasie est le plus souvent bilatérale, mais elle peut n'être qu'unilatérale dans 20 à 30% des cas.

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